La fête des possibles

Bandeau

 

Le mode de vie moderne, fondé sur la croissance et l’abondance des combustibles fossiles, s’épuise. Différentes études se complètent pour conclure à la fin du modèle économique du capitalisme industriel, et ce, probablement avant la fin du XXIe siècle. Comme premiers signaux, les différentes crises qui se succèdent et se font échos : économiques, sociales, politiques, environnementales, etc.

Ce constat pousse à imaginer des alternatives et redéfinir des concepts clés comme le progrès, la prospérité et tout un système de valeurs. Il ne s’agit pas seulement de survivre aux changements climatiques et à la fin du pétrole mais de construire une société qui puisse mieux répondre aux besoins essentiels des humains, qu’ils soient physiques, psychologiques ou même spirituels.

Sur ce vaste chantier de réflexion et d’expérimentation, le citoyen occupe une place essentielle. Depuis plusieurs dizaines d’années, certains ont commencé à expérimenter des alternatives dans des domaines variés tels que l’économie, l’alimentation, l’énergie, la consommation, l’éducation, etc. Ensemble, ces initiatives concourent à provoquer un véritable bouleversement culturel par les changements de cadres qu’elles opèrent.

Pour découvrir, comprendre et soutenir ces initiatives, une Fête des possibles se tiendra en Belgique et en France du 18 au 30 septembre.

Activités dans les PointCulture

PointCulture soutient la fête des possibles et y participe à sa manière en proposant des activités qui interrogent notre rapport à la ville dans le cadre de sa thématique URBN.

Une journée entière consacrée à la ville poétique au PointCulture Liège

Un atelier de construction de mobilier urbain avec des matériaux de récupération au PointCultureNamur

Dix films à voir – et disponibles chez PointCulture

Ci-dessous, une sélection de dix films qui permettent de découvrir des initiatives dans des domaines variés (alimentation, énergie, mobilité, etc.), en Belgique et ailleurs, mais aussi d’aborder des questions de fond :

En quête de sens, un voyage au-delà de nos croyances (Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière, 2015)

Demain (Mélanie Laurent et Cyril Dion,  2015)

Cultures en transition (Nils Aguilar, 2012)

La Possibilité d’être humain (Thierry Krugger et Pablo Girault, 2013)

L’Urgence de ralentir (philippe Borrel, 2014)

Sur les routes d’une Belgique sans carbone (Alexander Van Waes, 2015)

Les Liberterres (Jean-Christophe Lamy – Paul-Jean Vranken, 2009-2015)

Visions citoyennes 1 et 2 (Christophe Joly, 2013)

Tout s’accélère (Gilles Vernet, 2016)
Et bien d’autres en cours d’acquisition…

Et sur le web

On passe à l’acte : un site passionnant abritant des interviews de porteurs d’initiatives et des réflexions

Le Flipper de la transition : un web documentaire dynamique sur des initiatives de transition belges

Pour aller plus loin…

Outre l’intérêt évident qu’apportent les initiatives de transition en termes d’expérimentation pratique et d’innovation dans la conception d’une société sans pétrole, d’autres apports majeurs naissent de l’analyse des différents processus à l’œuvre dans la mise en place de ces alternatives : réflexion sur les méthodes de travail participatif, soin accordé aux processus émotionnels, remise en question des contextes culturels et historiques qui fondent une société, etc. Pour découvrir ces aspects, voici quelques références à consulter :

Une conférence filmée sur la collapsologie et la transition avec Pablo Servigne, co-fondateur du concept de collapsologie et Vincent Wattelet du réseau Transition belge lors d’une conférence donnée en juin 2017 au PointCulture Bruxelles dans le cadre de la thématique Nature Culture :

 

Un livre : Petit traité de résilience locale, en collaboration avec Agnès Sinaï, Raphaël Stevens, Hugo Carton, 2015, Éditions Charles Leopold Mayer.

Un article dans la revue Culture et Démocratie n° 44 de janvier 2017 sur l’imaginaire du futur avec Vincent Wattelet (réseau Transition) et Frédérique Müller (PointCulture) :

Une revue : le numéro 123 (septembre/octobre) de Imagine, demain lemonde – « Vivre en préparant la fin du monde »
Frédérique Müller


fete-des-possibles.org

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En quête de sens

en quete de sens

 

Ce film est le récit de la prise de conscience d’un dysfonctionnement à la fois sur le plan sociétal et sur le  plan personnel pour Marc de la Ménardière, narrateur et co-auteur de ce récit filmé par son ami d’enfance qu’il vient de retrouver.

 

Marc travaille pour une multinationale de commerce d’eau en bouteille à New York lorsqu’il se casse le pied et, immobilisé, s’attaque à une pile de films documentaires sur la marchandisation du monde recommandés par un ami d’enfance en visite. Il prend alors conscience qu’il fait partie du problème et décide de se joindre à son ami, Nathaël Coste pour comprendre comment amener le changement.

 

Combinant une quête personnelle de retrouver du sens à la vie à un besoin de compréhension des mécanismes, c’est un film sur le chemin parcouru, tant en termes de kilomètres autour du monde que d’heures de réflexion (et très certainement aussi de montage). Ce chemin est fait de découvertes, de questions et surtout de rencontres.

 

Avec des sensibilités et des pratiques différentes, chaque intervenant, à sa manière, offre des possibilités. Le film rapporte ainsi la parole de scientifiques, d’historiens, d’économistes, de chamans et de guides spirituels, de penseurs et de militants. Toutes les personnes sont interrogées avec curiosité et enthousiasme. Au spectateur ensuite de faire son propre chemin, son propre travail de digestion pour s’interroger sur ces choix que nous faisons en ayant souvent pas ou trop peu réfléchis. L’envie d’aller à chaque fois plus loin dans la complexité que sur le plan personnel se lit dans le regard des deux amis.

 

Ce film ose aller là où beaucoup d’autres s’arrêtent en s’aventurant sur la voie de l’introspection ; de la spiritualité, de ce que la volonté de changement opère en soi. Il aborde ainsi des aspects essentiels aujourd’hui. Un film ambitieux et réussi.

Film disponible chez PointCulture

Frédérique Muller

Les “Potagistes”

La neige recouvre le paysage et laisse pudiquement apparaitre les dernières lettres du mot « potager » sur le panneau d’entrée. Le film commence en hiver, tout semble en attente. Au printemps, c’est le retour des « Potagistes » et de leurs discussions ordinaires entre voisins. Mais on apprend rapidement que le potager collectif « Ernotte » au cœur de Bruxelles est menacé par un projet immobilier initié par la commune. Une résistance s’organise alors au fur et à mesure du film et des saisons.

Le documentaire suit un petit groupe de citoyens décidés à sauver ce lieu de « culture ». Au départ, la résignation de ceux qui découvrent un matin dans leur boite aux lettres ou sur un mur l’annonce d’un projet prévoyant la destruction du potager. Progressivement, les voix s’assemblent et s’expriment jusqu’à la présentation d’un contre-projet tentant de concilier les intérêts divers. Alors l’espoir peut-être… le film ne connait pas le dénouement de l’histoire.

Pascal Haas, réalisateur mais aussi habitant du quartier et professeur à l’INSAS, filme le travail au potager, les réunions, le doute, l’espoir, la résignation, une timide colère parfois et l’investissement de personnalités disparates. Des protagonistes, on ne sait pas grand-chose. Ni leur nom, ni ce qu’ils sont en dehors du potager. On peut identifier : un homme âgé savourant la paix d’un après-midi au potager, le même bonheur simple que celui procuré par « une partie de pêche ou une bonne Leffe » ; une étrangère à l’accent de l’est qui semble apporter au groupe ce qu’il faut d’organisation et de méthode et qui raconte la difficulté de ses acolytes à s’opposer à une autorité ; un jeune homme aux longs cheveux mal coiffés sous un bonnet de laine coloré, épris de liberté et s’attelant à diverses taches de menuiserie et de bêchage ; un trentenaire et une retraitée, séparés par une génération mais réunis autour de vieux vinyles de Louis Mariano et par l’enthousiasme de retrouver « la voix de son maitre » ; une jeune femme convaincue de l’importance des lieux d’échanges et de partage… Ces scènes du quotidien fournissent aux propos une toile de fond.

Les enjeux complexes sont bien présents sans être explicitement argumentés. Le petit groupe, en défendant les parcelles du potager, interroge ainsi l’évolution des villes (notamment celles qui se disent « durables ») et la notion d’intérêt général. Celui-ci réside-t-il dans le toujours plus de logements en ville jusqu’à atteindre une très haute densité d’habitation ? Quelle place consacre-t-on au sein de la cité aux initiatives citoyennes, aux lieux de culture, de nature, d’éducation, de patrimoine, de plaisir et de rencontres, d’activités en plein air, pour les enfants, pour tous. Que faire de cette dynamique et de cette richesse sociale et écologique qui se sont spontanément développées dans ce lieu vieux de 30 ans ?

Le potager collectif comme lieu d’échanges, de rencontres, de partage, de récoltes, comme zone tampon entre les générations, entre la vile et la campagne, entre la nature et la culture, entre le travail et les loisirs. Les « Potagistes » s’y retrouvent autour d’un projet commun au sein d’un quartier où les espaces de vie disparaissent. « Il n’y a plus de bistrot, une toute petite maison des jeunes, pas d’antenne de bibliothèque… » racontent-ils lors d’une interview sur Radio Panik.

Face au discours simple des habitants, ancré dans leur histoire personnelle, la lourde mécanique d’un argumentaire usé : la crise du logement, la conjoncture, le poids de la région et le réalisateur film l’embarras des responsables politiques aux mains liées.

Pour les plus jeunes !

Petite selection de titres de la collection pour les enfants ! Différents sujets, différents tons et différents styles, il y en a pour tous les goûts !

Extraits :
– L’aventure de l’homme mobile de la compilation 5 dessins animés – TM9971
– C’est pas sorcier – les pesticides du coffret Nourrir la planète – TT6739
– Les bons conseils de Célestin – TT6814
– Guerre et paix dans le potager – TO3981
– Ma petite planète chérie – TM5231 et TM5232
– Ma voisine et moi, A l’eau professeur tuyau et La part du papillon du livret Energissimo – TM3775

Une maison en paille…

Construire avec des matériaux écologiques, est un choix qui résulte non seulement de préoccupations environnementales (consommation énergétique de la maison, énergie grise, matériaux recyclables ou recyclés) mais aussi d’un désir d’utilisation de matériaux non nocifs pour la santé. Construire ou rénover une habitation écologique réoriente aussi tout le parcours du propriétaire, depuis l’achat des matériaux, jusqu’aux techniques et règles de construction, en passant par les personnes qualifiées en termes de conseils. Les maisons “bois, terre, paille” en sont un excellent exemple.

 

ECO CONSTRUIRE, BOIS TERRE PAILLE – TE4041 : un film didactique sur les étapes d’un chantier d’une maison bioclimatique  en bois, terre et paille. 

C’EST PAS SORCIER : OBJECTIF TERRE PROPRE – TT6732 : un coffret de 4 émissions pédagogiques dont une consacrée à la maison bioclimatique avec une référence humoristique à l’image de la fable des trois petits cochons.

 

MAISON EN PAILLE et LA CHAUX – TE6845 : le parcours d’un couple sur le chantier de leur maison à chaque étape de la construction et leurs réflexions sur le choix des matériaux et des techniques.

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