Anaïs s’en va-t’en guerre

anais s'en va couv

 

C’est l’histoire d’une jeune fille qui fait preuve de courage, de détermination, de force, de savoir-faire mais aussi de fragilité lorsqu’elle se heurte à un monde agricole verrouillé par des pratiques industrielles et la lourdeur administrative.

 

Anaïs, 24 ans, cultive des plantes aromatiques et médicinales. Elle les manipule d’un geste assuré mais tendre. Capable d’affronter la rudesse du climat, la pluie quand elle se trouve perchée au sommet d’une serre qu’elle installe, la solitude dans sa petite caravane sans eau ni électricité ou dans le métro parisien avec un cageot rempli du fruit de son travail posé sur les genoux, Anaïs s’entête. Agenouillée dans son champ, vêtue de pulls rugueux, de bottes en caoutchouc sur des pantalons sombres tachés de terre qui ne dissimulent pas la beauté à la fois forte et fragile de la jeune femme, Anaïs poursuit son rêve.

 

Le film s’ouvre sur un moment de découragement et de colère mais une visite de son professeur lors d’une séance de désherbage, les mains dans la terre, lui permettent de reprendre contact avec « ses amies les plantes » et d’enraciner en peu plus encore sa volonté de poursuivre.

 

Au centre de chaque plan du film, cheveux au vent, Anaïs entraine le spectateur qui vit avec elle de multiples émotions : peur, colère, tristesse, angoisse, satisfaction. A son sujet, la réalisatrice, Marion Gervais, parle même de rage :

 

« Elle vivait dans une cabane, sans eau, avec une électricité à 12 Volts. Elle m’a raconté qu’elle menait un combat, celui de devenir agricultrice, de vendre des tisanes dans le monde entier. J’ai été séduite par sa rage, cette volonté de ne pas subir sa vie. J’ai voulu la filmer. J’ai contacté Quark Productions, et ils ont soutenu le projet. Je me suis immergée dans le monde d’Anaïs pendant presque deux années entières. J’allais déjeuner avec elle, l’aider dans ses champs, la filmer. Au final, le film est l’aboutissement de deux ans de rencontres régulières, de respect et de confiance mutuelle et d’amitié, une relation qui s’est construite de manière instinctive et naturelle. »

(propos recueillis sur : http://www.madmoizelle.com/anais-guerre-film-bretagne-262009

C’est un portait tout en contraste, celui d’Anaïs en premier lieu, mais celui-ci illustre aussi toute la difficulté des alternatives à l’agriculture d’aujourd’hui et toute l’importance des productions faites à plus petite échelle.

 

 

Un film qui inspire l’envie de reprendre le contrôle de sa vie et d’aller jusqu’au bout des projets les plus ambitieux.

 

 

 

Film disponible chez PointCulture

 

Frédérique Müller

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