Le carbone, portrait d’un tueur en deux documentaires

Nommé un peu rapidement « carbone » dans les deux films, diminutif de dioxyde de carbone ou CO2, il était jusqu’ici un mal invisible, s’accumulant dans notre atmosphère discrètement et s’insinuant de manière de plus en plus évidente dans les rouages de la machine climatique planétaire. Deux documentaires se sont penchés sur cette molécule devenue célèbre afin d’en dresser le portrait. Voici les principaux traits de caractère que l’on peut en extraire :

Grâce à Mister carbone, une enquête bien documentée sur la dépendance de l’économie mondiale aux énergies fossiles qui nous invite à identifier nos paradigmes de pensée pour mieux les remettre en question, nous en savons un peu plus sur CO2, un opportuniste en affaire, discret mais redoutable.

– Représenté sous forme d’un petit nuage gris, il est souriant, très épanoui, et prospère confortablement dans notre atmosphère grâce aux activités humaines qui dopent sa croissance.

– Le carbone est un opportuniste qui profite de notre incapacité politique à renoncer aux énergies fossiles.

– Il est à la tête d’un vaste réseau qui tire profit de chaque acte du quotidien humain. Une séquence met par exemple en évidence le véritable coût écologique des biens importés.

– Il est discret et préfère agir dans l’ombre. Grâce à sa petite taille, il se dissimule souvent derrière des chiffres et des mesures abstraits. Le documentaire nous permet de mieux comprendre ce que représentent ces chiffres qui font parfois débat dans le monde scientifique et politique comme par exemple les limites d’émissions fixées à 350 ou 450 ppm.

Avec Carbone, ennemi public n°1, un documentaire très bien illustré sur le rôle du carbone dans le réchauffement climatique et ses conséquences sur les peuples et les écosystèmes.

– Il est notre ennemi. A une certaine époque, il ne l’était pas. Il y a bien longtemps, on le remerciait plutôt de nous offrir sa protection nous aidant, grâce à sa participation à l’effet de serre, à maintenir une température planétaire moyenne autour de 18°C. Mais aujourd’hui, il en fait trop… Son influence sur le climat avait déjà été remarquée par un scientifique suédois il y a plus de 100 ans.

– Il est coupable, clairement condamné à l’unanimité par le monde scientifique pour son rôle majeur dans le réchauffement climatique et ses conséquences. 150 millions de personnes seront notamment poussées à l’exil en raison de la hausse du niveau des mers d’ici la fin du siècle.  

– Il n’aime pas les étiquettes et voit d’un très mauvais œil les initiatives d’étiquetage permettant de mesurer le cout écologique des biens de consommation.

– Son point faible : le consommateur, le seul à pouvoir limiter directement son expansion (en choisissant des produits à faible empreinte écologique par exemple).

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